Astuce – Détartrage nettoyeur haute pression

Karcher-demontage-pompe-valve

Cette machine exige peu d’entretien. Sauf si elle n’a pas fonctionné depuis un certain temps et que la pression n’est plus ce qu’elle était… L’opération s’exécute alors sans difficulté avec un outillage courant.

Conseils pratiques

la tête du groupe a été retirée, gardez le corps du moteur à la verticale sinon l’huile se répand. Ce lubrifiant peut toutefois céder la place à une huile ordinaire pour moteurs (type 15W40).

Culasse et porte-pistons étant souvent “collés”, ne cherchez pas à les séparer avec une lame de tournevis car le plan de joint, parfaitement rectifié, serait endommagé. Tapotez plutôt les deux pièces avec un maillet.

Outillage nécessaire

  •  Tournevis cruciforme
  • Clef six pans
  • dégrippant
  • Vinaigre blanc

Cause et conséquences

Comme son nom l’indique, un nettoyeur à haute pression permet de disposer d’une centaine de bars en sortie de lance. Si ce n’est plus le cas, les clapets d’admission et de refoulement sont sans doute fautifs, c’est-à-dire entartrés… Ce problème se rencontre surtout sur les appareils restés longtemps inactifs, sans avoir été purgés. Le calcaire se dépose alors sur les fameux clapets et leurs sièges, dans la culasse. D’autres causes sont possibles, en particulier lorsque les pistons ne sont pas en céramique. Pour des raisons de coût, beaucoup d’appareils grand public se contentent en effet de pistons en acier au chrome ou inox. Ceux-ci sont sujets aux rayures (sous l’effet des particules dures contenues dans l’eau) qui provoquent une perte de pression.

Démonter le nettoyeur haute pression

L’habillage de notre appareil s’enlève en retirant quelques vis cruciformes. On découvre alors le groupe formé du moteur électrique avec, à l’extrémité, la tête de pompe. Celle-ci est fixée sur le moteur par quatre vis à six pans creux. Leur desserrage sera facilité en injectant un peu de dégrippant car l’oxydation a tendance à les gripper dans l’aluminium du carter. En tapotant la tête avec un maillet en caoutchouc, elle se détache et fait apparaître les pistons avec leurs ressorts de rappel. La tête se sépare elle-même en deux avec d’un côté, le porte-pistons et de l’autre, la culasse. Les six clapets deviennent accessibles et se retirent de leurs logements, sans outil.

Détartrage de soupape et valve

Chaque clapet d’admission ou de refoulement est composé de deux parties emboîtées l’une sur l’autre : l’embase et la valve.
• L’embase, munie de deux joints toriques, assure ainsi l’étanchéité dans le logement tandis que la valve comporte une soupape. Poussée par un ressort, celle-ci est maintenue plaquée sur son siège côté embase.
• Au contact les unes des autres, ces pièces sont exposées au tartre qui prend la forme de cristaux blanchâtres. Embases et valves sont donc immergées dans du vinaigre d’alcool jusqu’à disparition de ce tartre. Moins corrosif qu’une solution d’acide chlorhydrique (même très diluée), le vinaigre est préférable car il ne risque pas d’attaquer les ressorts. Ce détartrage est suivi d’un rinçage des pièces sous le robinet.

Le remontage du NPH

Après nettoyage de leurs logements dans le porte-pistons et la culasse, les clapets sont simplement réemboîtés. Lors du réassemblage de la culasse et du porte-pistons (sans joint), les clapets doivent se mettre en place sans forcer. Ainsi reconstituée, la tête de pompe est prête à retrouver sa place au bout du moteur. Pour ce faire, il faut appuyer sur la tête afin de vaincre la résistance des ressorts et replacer les quatre vis de fixation à bloquer ensuite avec une clé à six pans. L’intervention se termine en refermant l’habillage.